Depuis 10 ans, l’Etat baisse la garde et transfère, sans le dire et sans compensation financière, cette responsabilité aux communes. Les Maires de droite comme de gauche ne peuvent rien sans l’aide de l’Etat.
Les villes peuvent participer, elles ne peuvent pas assurer, à elle seule, la sécurité.
Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), le gouvernement a décidé de supprimer 5000 postes de policiers nationaux en 3 ans (2008-2011), dont 1500 en 2010.
A Colombes, plus de 20 postes ont été supprimés en 10 ans, alors même que la population augmentait de 7000 habitants.
Il faut ajouter à cela les transferts de charges de l’Etat vers les collectivités en matière de sécurité publique qu’il s’agisse de la sécurité à la sortie des écoles, des contraventions en ville, des enlèvements de véhicule, de la circulation routière, des cartes d’identité et des passeports, etc.
La ville de Colombes assume ses responsabilités avec un service de sécurité réorganisé, sectorisé, comprenant 40 policiers municipaux, 44 ASVP / TEP et 61 caméras de vidéo-surveillance, mais la ville ne peut pas, ne doit pas se substituer aux missions régaliennes de l’Etat en matière de sécurité publique.
Dans un contexte de crise sociale et économique, certains actes délictueux ne cessent de monter (cambriolages, attaques de commerces, trafics de drogue, vols à main armée). Nous ne pouvons continuer à l’accepter !
Plus que jamais, nous avons besoin d’un accroissement des effectifs de la police nationale.